Ne craignez point le serpent
À Dieu seul appartient le jugement du serpent.
Quant à nous, il ne nous est demandé ni de haïr ni de condamner, mais d'aimer assez pour rappeler toute créature à la Source dont elle est issue.
Le serpent combat par le sang, la peur et l'illusion. Les anges, eux, combattent avec les dons que le Père leur a confiés : le bouclier de la foi, le casque de la vérité et l'épée vivante de Sa Parole, ardente d'amour.
Le serpent cherche à vous effrayer, mais sachez qu'en réalité, il craint davantage la lumière qui habite votre cœur que vous ne devriez craindre son ombre.
Son pouvoir ne naît que de la peur que vous lui accordez. La peur est la porte par laquelle il entre, le voile par lequel il manipule les esprits. Ne craignez rien, car vous marchez aux côtés du Père.
Là où la lumière se lève, les ténèbres se dissipent inévitablement. Elles ne possèdent aucune force propre ; elles ne subsistent qu'en l'absence de lumière.
Retirez au serpent tout pouvoir en proclamant le Nom de votre Père avec confiance. Que votre voix soit claire, que votre cœur soit ferme et que votre foi demeure inébranlable.
Faites sonner les cloches, symboles de l'appel à la lumière. Tenez dans vos mains les pierres qui reflètent sa clarté, non pour leur pouvoir propre, mais comme rappel de la lumière qui vous habite déjà.
Car le serpent n'aime pas la lumière. Elle révèle ce qu'il cherche à cacher et dissipe les ombres dont il se nourrit.
Alors dites-lui simplement :
« Je ne te crains pas. Tu peux partir. Car malgré tout, je choisis l'amour. »

